26 mai 2009
Tienes miedo ?
Après El Laberinto del Fauno, je me suis décidé à explorer un peu plus le monde de Del Toro. Hellboy 2 est sympa, sans être extraordinaire. Bon divertissement. Ron Perlman est extra, comme d'hab. Même sous une tonne de makeup, il est d'une expressivité monstre... Ditto pour les elfes, qui feraient
honte à ceux de Peter Jackson... ce qui donne hâte pour Le Hobbit !
Par contre, la Selma Blair... Mais qu'est-ce qu'elle fout là au juste ?
Bref, au vif du sujet : El Espinazo del Diablo. Avec "Diablo"
dans le titre, je ne pouvais pas l'ignorer ! Superbe histoire. Superbe
photo. Superbe ambiance, mêlant la guerre civile à un suspense
horrifique (combinaison reprise dans El laberinto del Fauno). La
recréation de l'époque m'a ramené à Carnivàle, et à son pueblo à la frontière mexicaine... Bref, on s'y croirait. Me gusta.
Voilà tout ce que j'aime dans un film d'horreur. Je m'adresse à vous, les Saw et les Resident Evil, les litrons de sang me feront rigoler, mais c'est pas ça qui me fera trembler. Par contre, si je suis investi dans une bonne histoire, avec de bons personnages... (n'est-ce pas, Supernatural ?)
L'Apocalypse est venue et repartie, et j'ai décidé de rester avec Neil Gaiman et son univers aussi. C'est donc au tour d'American Gods, qui m'a happé dès les premières pages. Me gusta la mitologia. Pas lourdingue sur le sujet, au contraire, le tout assez subtilement mené, sur la route à travers les States. Ce qui rappelle, une fois de plus, les Hardy Boys...
26 avril 2009
A few of my favourite things...
Comme j'ai été très beaucoup charmé par El Laberinto del Fauno (Le Labyrinthe de Pan en spanish) et l'imagerie de Guillermo del Toro hier...
L'est-y pas mignon ?
Des films d'animation Ghibli, les plus mémorables sont Princesse Mononoké et Le Voyage de Chihiro. L'oeuvre de Tim Burton parle d'elle-même. Mais aucun ne parvient à recréer une ambiance onirique aussi marquante pour moi que ce Labyrinthe de Pan.
J'y repense et je retourne ça depuis quelques jours, et j'en retiens deux influences majeures à mes yeux.
Dreams, du master Kurosawa. Le segment Sunshine Through the Rain voit un enfant rejeté par sa mère et forcé à après avoir aperçu une cérémonie privée des dieux de la forêt. Le pire cauchemar d'un gosse, une cruauté inimaginable. La quête de l'enfant est aussi un élément récurrent, et j'y pense souvent comme à un syndrome Peter Pan. Projeté dans un monde différent, écrasé sous des responsabilités qui le dépassent ? Check.
Alice, de Jan Svankmajer. Certainement l'adaptation de Lewis Caroll la plus perturbante. Bon courage à Tim Burton et Marilyn Manson pour battre ça. Là c'est le quotidien entier qui est détourné dans une imagerie cauchemardesque, un univers surréaliste et grotesque. Moi qui ai toujours été terrifié de Guignol et Gnafron et de leurs copains marionnettes... Check.
Bon ben au final je ne pensais pas laisser mes pensées dégouliner comme ça, mais maintenant que c'est fait... Enjoy !
